Fidèle à sa tradition de spécialiste du marketing viral, Apple a longtemps entretenu le mystère avant de dévoiler aujourd'hui l'iPad. Après l'iPod, l'iPhone, voici venu l'iPad. Les avis sont très partagés sur ce nouvel outil. Pour certains, c'est un flop technologique dans la mesure où ces tablettes PC existent déjà et n'ont jamais vraiment percé. Pour d'autres, c'est une révélation, que dire, une illumination divine dans le paysage technologique du moment.
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Pour ma part, je suis plutôt déçu. J'attendais une vraie innovation, de nouveaux usages, un appareil sans équivalent. Au lieu de cela, on a droit à un iPhone géant, en moins bien, car l'iPad ne possède pas de vidéo, ni d'appareil photo, pas de 3G pour le modèle de base. C'est en quelque sorte un périphérique permettant de lire des livres électroniques, de jouer et d'utiliser certaines applications (j'insiste bien sur le « certains »). Côté performances, la bête est tout de même bien calibrée avec un processeur de 1Ghz et une mémoire flash de 16Go à 32 Go. Mais son processeur est maison (le fameux A4 faisant suite au rachat de Palo Alto Semiconductor) donc méfiance (dans ce domaine, on ne s'improvise pas spécialiste du jour au lendemain) et son autonomie de dix heures annoncées doit vite se réduire à 3 heures en mode d'usage intensif.
L'iPhone a été un succès car il a apporté de vrais usages (le multi-touch, l'ergonomie d'un nouveau type de système d'exploitation). L'iPod a été plébiscité pour son design. Mais ces deux produits ne donnent aucune garantie quant au succès de l'iPad. Créer le besoin ne suffit pas, il faut qu'il y ait un marché. Et le marché, c'est justement là où le bas blesse. Pour un produit annoncé en fourchette haute à 825$, ce ne sont pas les acheteurs d'iPod qui créeront la demande mais bel et bien un public averti.
Si les détenteurs d'un iPhone peuvent emporter dans leur poche une tablette de 10 pouces pesant un peu moins d'1 Ko (700 grammes) et accompagné d'un chargeur, ils peuvent aussi se poser la question d'un « vrai » ordinateur portable plus intelligent. Il y a pour moi deux types de mobilité, la mobilité en « condition difficile » et la mobilité en « condition confortable ». En condition « difficile », on est debout dans un RER, à pied dans une rue ou en voiture, chez des amis à table, avec seulement sa petite sacoche en bandoulière (ou son portefeuille pour les autres). On cherche son chemin, on répond à un ou deux mails rapidement. Des usages comme le GPS ou Gmail Mobile ne sont plus un luxe, mais une nécessité vitale (et je ne parle pas de Twitter ou Facebook mobile). Dans ces conditions, vais-je sortir un engin de 10 pouces ? Et en voiture, sortiriez-vous au feu ou dans un parking une tablette géante ? Non. Dans ce type de situation, le téléphone à la mode iPhone/Android apporte un vrai plus par son format.
C'est dans les « conditions confortables » que l'iPad est censé prendre tout son sens. Je suis dans un train, assis, un gros sac avec moi (contenant éventuellement un PC portable), j'ai besoin, soit de lire, soit de surfer tranquillement. Dès lors, qu'on le veuille ou pas, la concurrence avec le notebook entre en jeu. En quoi un écran tactile de 10 pouces est-il plus efficace qu'un notebook ? Toutes les caractéristiques proposées par l'iPad existent en mieux dans un notebook, avec un clavier et une souris en plus (non prévue sur l'iPad). Le plaisir de toucher et caresser avec tous ses doigts un écran ? Et bien il suffit de proposer des notebook avec écran tactiles pour satisfaire les plus fétichistes. L'iPad fait en largeur 1 centimètre et demi, ce n'est pas rien. C'est encombrant malgré tout.
Tout ça pour montrer qu'on n'emporte pas avec soi un engin de 10 pouces s'il ne nous sert pas à plus de 50% du temps. Les téléphones mobiles ont révolutionné nos usages car ils nous ont rendus dépendant. Est-ce que subir toute la logistique d'un iPad en vaut la chandelle comparé à ce qu'il apporte. C'est moins sûr.
On vit dans un monde où tout va vite et où la vie quotidienne nous encombre déjà avec des tas de choses. Je ne veux pas faire de plans sur la comète, Apple nous a montré par le passé qu'il était capable de vendre l'invendable. Mais cette fois, j'ai bien peur que ce soit le gadget de trop...
Je comprends l'analyse : c'est plutot un gros IPhone et en plus techniquement pas à la hauteur d'un macbook entrée de gamme.
Et effectivement on peut reprocher certains manques de fonctionnalité hardware.
A mon avis Apple s'oriente globalement vers le très grand public, et plus du tout vers les "informaticiens" ... Je crois qu'il faut oublier le terme "d'ordinateur" et tout ce qui concerne les caractéristiques techniques... qui peuvent être rebutantes.
L'iphone, a sa sortie, avait déjà été très critiqué par ses caractéristiques (pas de bluetooph!) ...
En terme d'usage, quoi d'intéressant ?
D'abord ergonomiquement, en regardant la vidéo de démo, je suis plutot bluffé; je crois qu'il y a une vrais innovation. du vrais bon apple. Surtout que c'est pour moi la possibilité pour tout le monde, et surtout ceux qui en ont rien à faire des caractéristiques hard ... de leur permettre d'avoir facilement un outil de "connectivité" facile...
En termes d'usage, il représente largement plus de 80% de ce qu'un utilisateur "connecté" fait de son ordinateur : aller sur internet, lire/écrire ses mails, partager ses photos.
Enfin, là ou je pense qu'apple a bien visé, c'est que l'avenir (proche) est plutôt au "full web"... donc le hardware importe peu en fait.
Seul hic, en effet, ceux qui ont déjà un iphone, & un ordinateur vont ils investir pour un iPad ?
Pour ma part je ne pense pas l'acquérir pour cette raison : trop de matériel informatique (portable, mobile, desktop ) et il ne remplace en effet rien d'existant.
Mais je suis un geek, il faut poser la question a une autre personne.
Merci pour l'article en tous cas.
Maintenant ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de besoin ou qu'il n'y a pas d'innovation qu'un produit ne se vend pas. Apple sait très bien créer le besoin via de gros buzz, jouer sur l'image et ainsi ré-adresser des produits déjà existants vers un plus grand public. L'exemple le plus frappant étant l'iPod.
Je ne suis pas surpris de la non nouveauté de l'Ipad. On attend tellement d'Apple.
Il coute relativement cher pour son utilité réelle.
Le système de lire son livre sur un ordinateur, je reste sceptique.
Qu'apporte t il de plus de ce que je n'ai déja ? rien pour moi
L'attente fut l'accouchement d'une souris à mon sens.
Apple cherche à se placer sur une gamme de produit assez peu concurrentiel mis a part le kindle d'amazon et encore.
Apple a tellement innové depuis une décennie que l'on demande énormément. Ne pas oublier que l'on traverse une période énorme dans l'innovation en si peu d'années ...
Le marché est ultra dynamique et tant mieux pour les développeurs que je suis.
Mais je crois qu'il a une place que les notebooks n'ont pas : c'est la version électronique du magazine qu'on laisse trainer sur le canapé ou sur la table basse du salon. C'est un outil de consommation de contenu, et pas un outil de communication comme peuvent l'être un smartphone ou un netbook.
On ne laisse pas trainer son smartphone ou son netbook sur le canapé parce qu'on en a besoin pour communiquer avec les autres. Mais pour lire un livre ou explorer le web, on a besoin de s'installer confortablement et d'avoir entre les mains une "page", c'est à dire pas de clavier encombrant et un support en mode portrait : l'oeil lit mieux des lignes courtes, et avoir une lecture en une seule dimension (scroll vertical) est plus facile qu'en deux dimensions (colonnes multiples et scroll vertical).
Reste à voir ce que donnera cet écran rétro-éclairé pour des séances de lecture longues. L'e-ink d'un Kindle offre un confort de lecture sans comparaison avec un écran LCD où la fatigue visuelle arrive vite. Il faudra juger sur pièce pour savoir si l'iPad peut remplacer un livre pour se plonger dans un bouquin, bien calé dans le canapé !
L'avenir nous dira si c'est un succès ou non.
Ma seule déception est le multitâche, mais ça viendra ... un jour.
- démarrage très rapide
- grande autonomie
- ergonomie
Le public moins averti (n'ayant pas encore d'accès internet) seront rebutés par le prix de l'appareil, auquel il faudra ajouter le prix d'un abonnement (ADSL ou 3G).
Par conséquent, seuls les Apple addicts qui perdent tout esprit critique lorsqu'ils voient une pomme croquée sur un produit, et qui sont tellement habitués à payer le prix fort pour acheter les produits en "i" qu'ils trouveront même l'iPad bon marché, iront se ruiner une nouvelle fois.
A suivre ...
Renseignez vous plus sur PA Semi (notamment de son personnel), vous serez très surpris et vous comprendrez que ne sont pas des débutants dans le monde du processeur.
Petite correction les différentes versions propose un stockage allant jusqu'à 64Go et non pas 32Go.
Renseignez vous plus sur PA Semi (notamment de son personnel), vous serez très surpris et vous comprendrez que ne sont pas des débutants dans le monde du processeur.
Petite correction les différentes versions propose un stockage allant jusqu'à 64Go et non pas 32Go.