Après avoir englouti Sun, Oracle vient d'annoncer le rachat de la société Amberpoint. Pour ceux qui ne connaissent pas Amberpoint, c'est un éditeur spécialisé dans la supervision et l'administration de services web. A l'époque où j'effectuais quelques piges pour Decision Micro (il y a déjà six ans !), j'avais publié un article (sous un pseudo anonyme) sur cet outil et interviewé son directeur technique. Depuis Amberpoint n'a cessé de gagner des parts de marché est s'est constitué un portefeuille clients assez impressionnant. Oracle s'est clairement payé un des leaders du domaine. En termes de gouvernance SOA, je n'ai pas encore vu mieux.
En revanche, j'avoue que j'aurais plutôt prédit un rachat par Progress Software (la prochaine cible ?), peut-être plus complémentaire qu'Oracle. Ce dernier possède aujourd'hui un portefeuille logiciel de moins en moins lisible avec des redondances à tous les étages. Il avait déjà Oracle Fusion et des outils tirés du rachat de Sun. On les voit mal les saborder de manière précipitée. Difficile aussi de savoir si Amberpoint va superviser en priorité des services web implémentés avec son (ou plutôt « ses ») ESB maison (OpenESB, récupéré de Sun, mais aussi Oracle ESB ). Ce n'est pas la politique d'Amberpoint, connu pour privilégier l'ouverture et l'interopérabilité.
Bref, le portefeuille logiciel d'Oracle ressemble de plus en plus à un château de cartes sur lequel on empile à n'en plus finir. A un moment, il va sûrement falloir commencer à compter les morts .